Sortilèges et enchantement

Sortilèges et enchantement

Potions et féerie : chapitre 2 : le bal

Chapitre deux : Le  Bal, les 4 danses et la surprise (illustration Leya)

 

« To dance is to give oneself up to the rythms of all  life »

 

Dans la grande salle, les élèves s'étaient regroupés ; les professeurs et les invités étaient assis dans des fauteuils sur la grande estrade. Le directeur se leva, splendide dans sa robe, couleur d'un ciel nocturne, rebrodée d'étoiles et de comètes argentées. Il déclara que cette fête était donnée en l'honneur de leurs invités, les élèves et professeurs de Beauxbatons. Il fit un signe de la main et sur l'estrade au fond de la salle les musiciens prirent place : violons, violes de gambe, flûtes et clavecin composaient cet orchestre.

 

Lorsqu'il se rassit, les élèves de Serdaigle s'avancèrent dans l'espace libre et formèrent deux lignes parallèles : une ligne de garçons faisant face à une ligne de filles. Les garçons étaient vêtus d'une robe bleu nuit et les filles d'une robe longue, bleu azur, une écharpe de teinte bronze posée sur l'épaule et attachée sur la hanche.

Les musiciens entamèrent un air de danse : il s'agissait d'une contredanse anglaise du 19e siècle, « Adson's saraband » ; les deux lignes de danseurs se saluèrent, les garçons s'inclinant tandis que les jeunes filles faisaient un petite révérence. Ensuite, dans un jeu savant de moulins, de croisés dans les lignes, la danse se déroulait, assez vive. Les mains se touchaient à peine, les mouvements s'enchaînaient souplement, sans jamais cesser. La danse était parfaitement menée, magistralement exécutée.  Lorsque la musique cessa et que les élèves saluèrent l'assemblée, un tonnerre d'applaudissement retentit.

Alors que les danseurs retournaient s'asseoir, ce furent ceux de Poufsouflle qui à leur tour se placèrent au milieu de la salle. Cette fois, ils formèrent un grand cercle, alternant garçons et filles.  Ces dernières avaient une robe semblables à celles de Serdaigle mais de couleur noire et l'écharpe en travers du buste était de teinte or. Les garçons avaient une robe noire parée d'or également.

Un mât était planté au milieu du cercle et des rubans noir et or en descendaient. Les garçons tenaient les rubans noirs et les filles ceux de couleur dorée.

Les danseurs évoluèrent sur une musique médiévale. Là encore, avec un jeu savant de balancés, les garçons faisaient passer les filles sous leurs bras, croisant ainsi les rubans qui finirent par former un motif tressé, du plus bel effet, à la fin de la danse.

Une nouvelle ovation salua leur prestation.

 

A la troisième danse, celle de Gryffondor, tout le décor de la salle changea brusquement : Un décor de château renaissance avec des tapisseries ornant les murs et des candélabres à la place des lustres en cristal était apparu� par magie naturellement.

Les musiciens aussi avaient été remplacés par un autre groupe : les hommes habillés de pourpoints brodés et les femmes de robes de velours. Les instruments étaient anciens : chalémies, sacqueboute, rebec et percussions (tambour et tambourin).

Le groupe d'élèves de Gryffondor s'avança au milieu de la salle et des cris d'exclamation s'élevèrent devant la splendeur des costumes : les garçons en pourpoint  et culotte s'arrêtant au genou sur des bas de soie, le tout dans des tons chauds mordorés, les jeunes filles revêtues de somptueuses robes de brocart rouge.

Les garçons tendirent leurs bras sur lesquels les filles posèrent leurs mains ; les couples ainsi formés les uns derrière les autres entamèrent une pavane, lente, solennelle. Arrivés au bout de la salle, les couples se firent face et la musique devint plus alerte. Ils se mirent en cercle et interprétèrent une danse beaucoup plus enlevée, les filles lorsqu'elles tournaient sur elles-même déployant leurs robes en corolle.

Puis de nouveau la musique changea de rythme et les couples reformés retraversèrent la salle en dansant une allemande.

Cette danse eut aussi un vif succès et fut très applaudie � Il restait maintenant la quatrième maison, Serpentard.

Une fois de plus le décor de la salle changea brusquement pour baigner dans une lumière or et vert, des entrelacs celtiques s'imprimèrent sur les murs et le plafond.

Les musiciens renaissance avaient disparu laissant place à un groupe celtique : violons, uilleann pipe, flûtes en bois et harpe celtique.

Les élèves de Serpentard étaient vêtus exclusivement de vert : les garçons en kilt sur une chemise blanche très ample ; les jeunes filles portaient une longue jupe écossaise vert et argent, une blouse blanche et un corselet de velours noir.

Pour exécuter leur danse, ils se placèrent également en un grand cercle, se tenant par les mains levées à hauteur d'épaules. La musique joua une mélodie de « hornpipe » et lorsqu'ils commencèrent à évoluer, toute l'audience fut stupéfiée car ils frappaient le sol des talons, rapidement, après un léger sursaut.  C'était encore un style différent, plus martelé mais sans aucune lourdeur, les pas étant exécutés très rapidement.

Cette danse fut très appréciée du public et quand le tonnerre d'applaudissements cessa, Dumbledore se leva et remercia chaleureusement tous les élèves des 4 Maisons, les félicitant d'avoir travaillé avec autant d'ardeur sous l'égide de leur professeur, Miss Lena Bramble qui, dit-il «  nous a réservé une surprise. Je ne saurais vous en dire plus, ajouta-t-il, car aucun de nous ne sait de quoi il s'agit. Je vous laisse donc découvrir par vous-même !

Severus Snape tressaillit : comment ? aucune personne n'était au courant ? mais s'il s'agissait de la danse qu'elle lui avait montrée, il serait donc le seul à avoir été dans la confidence, il se demandait bien pourquoi.

Lena s'était avancée au milieu de la salle, vêtue d'une courte robe de velours vert brodée d'entrelacs celtiques, la jupe s'élargissant en corolle sur ses jambes gainées de noir. Ses cheveux tombaient librement en boucles sur ses épaules.

Elle n'était pas aussi sculpturale que Lily Evans, la femme que Severus avait aimée d'un amour impossible.  Plus petite, le buste menu, elle donnait à la fois une impression de fragilité mais aussi de grande détermination.

Elle se tenait très droite devant toute cette audience, attendant les premières notes de musique. La mélodie était bien la même que celle qu'avait entendu le professeur Snape, mais exécutée cette fois à la harpe et à l'uilleann pipe. Elle commença sa danse de la même manière et quand le rythme bascula pour prendre le tempo rapide du reel, elle s'élança encore plus rapide, plus souple, plus à l'aise, prenant tout l'espace qui lui était offert. On avait l'impression qu'elle volait au-dessus du sol, car à peine ses pieds se posaient-ils que déjà un autre bond l'avait emportée.

Ensuite, elle cisela des petits pas très rapides, droite, les bras le long du corps, et des tours sur l'extrême pointe de ses pieds, ce qui la grandissait ; ensuite après le balancement sur les chevilles, qui avait tant impressionné Severus, elle resta quelques secondes mains aux hanches, cambrée, la tête fièrement levée avant de s'élancer de nouveau bondissante comme une gazelle.

Lorsque la musique cessa, un silence se fit avant que les applaudissements ne fusent comme si les spectateurs avaient eu besoin de sortir d'un rêve.

Lena s'inclina devant l'estrade des professeurs et des invités, fut chaleureusement félicitée pour sa splendide prestation mais aussi pour tout le travail accompli avec les élèves.

Le directeur de Poudlard déclara ensuite que le bal était ouvert à tous. Les élèves se levèrent et cherchèrent leurs partenaires pour former des couples.

Dans le carré des professeurs, les invités se répandirent en éloge sur ce spectacle grandiose.

     - Cette jeune fille est exceptionnelle, dit Mme Amaryllis DuBellière, la directrice de BeauxBatons et quelle bonne idée d'avoir projeté ces images de châteaux irlandais alors qu'elle dansait. 

Le professeur McGonagall qui l'écoutait répliqua :

-     Non, ce n'étaient pas des châteaux, pour moi c'étaient des croix celtiques, des pierres levées, des ruines.

Mais pour le professeur Sinistra, il s'agissait de visions tout autres si bien qu'à la grande surprise de Dumbledore, on découvrit que chacun avait eu une vue différente du décor pendant que Lena dansait. Si on avait interrogé  le professeur Snape, il aurait dit qu'il avait vu sa mère, Eileen, jeune fille riant dans des champs de fleurs.

Dumbledore était perplexe, car ce n'était pas lui, comme le supposaient les autres professeurs, qui avait décidé d'imprimer ces  images par magie et il se demandait si Lena à travers sa danse n'avait pas elle-même été à l'origine de ces visions féeriques.

-         hum, hum, se dit-il en caressant sa longue barbe, une jeune fille bien étrange !

 



03/01/2016
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