Sortilèges et enchantement

Sortilèges et enchantement

les pierres "écriantes"


Les pierres dites "écriantes" (de "écrier" qui veut dire glisser en patois) étaient des pierres à glissades. Les jeunes filles se laissent glisser le long de la pierre et doivent arriver sans aucune égratignure en bas afin de se marier. 

Demeurer célibataire semble avoir été la hantise des jeunes bretonnes, si l'on se réfère au grand nombre de pierres sensées pouvoir prédire leur avenir matrimonial.  
Mais  une fois mariée, il fallait avoir des enfants, pour labourer la terre, donc pour accélérer le processus ou  conjurer le mauvais sort, (sait-on jamais !!) rien de tel que de se frotter  ou pratiquer certains rites autour d'une "grande pierre" possédant des pouvoirs.
Par exemple on peut encore citer dans la région du Coglès (en Ille et Vilaine) une pierre qu'on nomme la "pierre de Ste Eustache" et qui fut l'objet de scène curieuses : la jeune fille qui désirait se marier, montait en haut de cette grande pierre à bassin et devait s'y tenir en équilibre, et ne pas rougir (!!) face aux fidèles réunis lors du pardon de St Eustache.
On dit aussi que les femmes stériles, ce même jour, après le coucher du soleil (pudeur oblige) venaient se frotter les seins contre ce fameux mégalithe pour devenir mères.
On a surmonté le menhir de Cruz-Moquem à Carnac d'une croix mais les jeunes filles continuent d'aller s'y frotter, jupes relevées les jours de pleine lune afin de trouver un mari (ou les femmes pour devenir féconde). 



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