Sortilèges et enchantement

Sortilèges et enchantement

Chapitre 7 : la dispute

Chapitre 7 :  la dispute

 

 

Les vacances de Pâques terminées, les cours reprirent. Les élèves de 7e année étaient restés bouclés au château, obligés de réviser en prévision des examens. Nombre d'entre eux étaient maussades, stressés et l'atmosphère était tendue la plupart du temps.

Le professeur Snape  ne s'était pas absenté de toutes les vacances ; Lena était revenue avec quatre jours de retard, étant tombée malade suite à un refroidissement après un spectacle, qu'elle avait donné à Londres.

Au premier cours de potions auquel elle se rendit, elle avait l'intention, par politesse, de présenter ses excuses, sachant toutefois que son professeur devait déjà avoir été prévenu de son absence. Mais il semblait que le professeur Snape avait décidé de faire comme si elle n'existait pas. Elle le trouva d'ailleurs très changé : plus voûté et sombre, les cheveux pendant de nouveau, graisseux, devant son visage. L'ironie et les sarcasmes cinglants faisaient l'ordinaire des cours et les élèves, déjà angoissés, l'étaient encore plus en sortant de sa classe.

-         Mais il est odieux, dit Mabel Greenage, c'est pire qu'avant.

Elle avait pleuré pendant la leçon, tellement il s'était acharné sur elle.

-      Je suis sûre que ça lui faisait plaisir, dit-elle avec un hoquet, je voyais son air de jubilation méchante. Il est horrible ! rien qu'à l'idée de devoir le retrouver à ses cours me donne déjà la nausée !

 

Lena était inquiète, à l'idée d'aller au cours de rattrapage le soir. Elle n'avait pas réussi à parler avec son professeur et se demandait si elle devait s'y rendre ou non.  Prenant son courage à deux mains, elle se dirigea vers le bureau. Elle resta un moment devant la porte, elle avait l'impression d'avoir une enclume dans l'estomac, puis respirant un grand coup, elle frappa.

-         Entrez !

Elle ouvrit doucement la porte, entra et demanda timidement :

-         Bonsoir Monsieur, nous avons bien cours ce soir ?

-         Vous vous préoccupez enfin de vos cours, je pensais que cela ne vous concernait pas, répondit-il d'une voix tranchante.

-         Qu'est-ce qui vous a fait penser une chose pareille ?

-         Vous ne sembliez pas impatiente de revenir, il me semble

-         J'étais malade.

-         Ah, un excès de danse sans doute, ironisa-t-il accompagné d'un rictus de dégoût.

-         Ma vie privée ne vous concerne pas. Cette fois Lena avait haussé le ton.

Snape se détourna brutalement et d'un ton mordant dit :

-       Qu'est-ce que vous attendez pour commencer ? Bien sûr vous n'avez pas eu le temps de réviser j'imagine.

-         Non, en effet. Je n'ai pas d'examens à préparer, si je puis me permettre de vous le rappeler.

-         Je ne perds pas encore la mémoire, merci. Le ton était froid et acide

Lena respira un grand coup pour se calmer et regarda le livre ouvert sur la table. Elle commença à lire mais un haut le coeur la saisit :

-       Vous avez l'intention de me faire préparer CECI ! mais c'est une potion de magie noire !

-     Oui, très utile pour se débarrasser de personnes indésirables dit-il avec un sourire sardonique.

-         Je suis désolée, mais je refuse catégoriquement !

-         Comment cela ! aboya-t-il

-       Je n'ai pas mission de nuire moi, mais au contraire de soigner, d'apaiser et je refuse de toucher à la magie noire.

-         Ah, ah, vous vous rangez du côté des faibles, c'est plus facile, ricana-t-il

-         Je ne fréquente pas le même milieu que vous dit-elle dédaigneuse

-         Précisez, dit-il en se penchant vers elle, tel un prédateur à l'affût.

-         Vos amis les Mangemorts, ceux qui portent la même marque des ténèbres que vous ! son ton avait monté d'un cran.

Les yeux de Snape flamboyèrent :

-         Vous ne savez rien d'eux, alors taisez-vous espèce de sotte !

C'en était trop pour Lena, elle perdit tout contrôle d'elle-même

-       Ce doit être avec eux que vous avez appris l'art subtil de torturer les gens ?  faire pleurer vos élèves doit vous procurer beaucoup de plaisir. En tous les cas n'attendez pas une larme de ma part !

-         Vous vous croyez forte ?  il fit un pas vers elle, menaçant

-      Allez y ! prononcez un sort impardonnable ! endoloris peut-être pour vous donner la satisfaction de me voir hurler à vos pieds. Vous semblez prendre tellement de plaisir à voir souffrir les gens !

-         Taisez-vous ! ordonna-t-il blanc de rage.

-         Vous me dégoûtez, laissa tomber Lena avec une grimace de dégoût

-         Sortez, hurla-t-il, SORTEZ !!!!

Lena fit demi-tour, claqua la porte du bureau et s'enfuit en courant dans les couloirs.

 

Severus resta devant la porte hors de lui ; une veine battait à sa tempe, une douleur lui vrillait le crâne. « Vous me dégoûtez ». Il se retourna, plié en deux. Des images horribles se formèrent devant ses yeux - Je me dégoûte moi-même.

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Sa bouche s'emplit d'une bile amère, il tomba à genoux, secoué de nausées, la douleur pulsant dans sa tête, horrible, abominable,  puis un voile noir passa devant ses yeux et il s'écroula sur le sol.

 

« Professeur Dumbledore, Dumbledore ! » le professeur Chourave courait après le directeur qui se rendait au réfectoire.

-         Que se passe-t-il ?

-        Je viens du bureau de Severus, je devais lui apporter des plantes. J'ai frappé,  personne ne répondait, mais j'ai entendu une sorte de gémissement. La porte n'était pas verrouillée, je suis entrée ; il gît sur le sol, il délire.

-   Je vous suis, dit le directeur faisant volte-face. Courez chercher Madame Pomfresh.

Dumbledore se hâta vers la tour de Serpentard, descendit les escaliers à une vitesse impressionnante pour un homme de son âge.

Dans le bureau, Snape était en effet allongé sur le sol, recroquevillé, une main portée à sa tempe.

-     Severus, dit doucement le directeur. Il posa sa main sur le front. Severus grimaça et bredouilla :

-         Dégoûte...

-         Chut, calmez-vous, on va vous soigner.

Snape hocha la tête de droite à gauche et entre ses dents serrées, articula :

-         Non... Plus la peine...

-         Ne dites plus rien, intima le directeur de sa voix douce, laissez-vous faire.

Madame Pomfresh entrait en trombe. Du regard elle interrogea Dumbledore. Il se releva, s'approcha d'elle et prononça tout bas :

-         Choc cérébral

 

 



03/01/2016
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