Sortilèges et enchantement

Sortilèges et enchantement

Guillaume et les champignons

Le jeune Guillaume est d'humeur chagrine, après des heures et des heures d'une quête infructueuse, son panier reste désespérement vide... alors la bonne omelette aux champignons sautés n'est plus hélas, parmi ses sombres pensées qu'un souvenir. Il en a bien trouvé quelques uns mais les petites bruines des derniers jours les ont rendus spongieux et mangés par les vers. Parti plein d'entrain de bon matin, il n'arrive pourtant pas à se décider à rebrousser chemin - d'un caractère plutôt tenace, il essaye encore d'imaginer l'aubaine de beaux pieds de ceps renflés, aux chapeaux de couleur brune qui combleraient ses espoirs.
Continuant sa marche, tout à ses noires pensées, Guillaume tombe soudain en arrêt, n'en croyant pas ses yeux : devant lui, presque à ses pieds, dans un nid de feuilles mortes, joliment blotti entres les grosses racines d'un vénérable vieux châtaignier, un impressionnant tas de chanterelles s'offre à lui !!!
Il avance lentement, tendant l'oreille au moindre bruit, mais seul le bruissement des feuilles lui répond, joie et crainte mélangée, il s'agenouille et il s'empresse de faire main basse sur le "trésor" tout en regardant par dessus son épaule, avec une désagréable impression d'être épié...
Il se relève enfin, le panier débordant de belles girolles ... "c'est étrange tout de même, se dit-il, il a beau scruter les sous-bois environnants, toujours nulle âme qui vive.
Bizarrement Guillaume n'a pas l'esprit serein, comme s'il avait commis quelque action indélicate. Le vent à présent s'est levé et le doux bruissement s'est mué plutôt en mugissement dans les branches. Guillaume, mal à l'aise, a toujours la sensation d'être observé.
Mais enfin, qu'avait-il à craindre après tout, il les aime ces bois, ces grands arbres et ce vent qui vient jouer dans les frondaisons.
Mais il a à présent la conviction d'avoir fait ce qu'on attendait de lui,mais de ne pas avoir accompli toutefois sa part de marché. Alors, plutôt que de partir comme un voleur emportant son larcin, il se tourne et regarde vers la forêt et simplement, dans un murmure dit "Merci"...
Le vent furieux s'apaise alors et chante une étrange mélopée.....

 



05/03/2008
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